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August 27

Jeudi 14 Août 2008... coup de fil anonyme... Domi 29

Ah! Les joies de la semaine du quinze Août: mon immeuble est au trois-quarts vide, les rues ressemblent à des rues après le passage d'un ouragan qui n'aurait emporté que les véhicules, et au boulot nous ne sommes qu'une petite poignée d'irréductibles à se partager le peu de travail qu'il y a à faire... Autant dire que nous sommes une poignée à glander (euh, si nos chefs lisent ceci: nous travaillons avec beaucoup d'assiduité!).

En tout cas cette période estivale ne nous laisse pas de marbre, Domi et moi. Ça doit être l'été qui nous fait cela mais nous avons de grandes envies de piments en ce moment: les magasines nous annonçaient un été chaud et bien le nôtre est bouillant!

Notre grand jeu est de nous allumer mutuellement par téléphone pour faire monter la fièvre, puis laisser mijoter toute la journée pour enfin consommer sauvagement le soir quand nous nous retrouvons.

 

Suite toujours ici!

Tue l'amour féminin...

En ce jeudi 28 Août 2008, le site Ladies Room a proposé comme thème "si j'étais un homme"... alors je me suis prêtée à l'exercice d'écrire comme si j'étais un homme...
 

Je suis un homme à femme.

J'aime séduire: non, non pas draguer (ça c'est réservé aux beaufs, aux ringards, aux bidochons de comptoir), je parle bien de séduire. J'aime la séduction, la cour, courtiser, jouer de mes charmes... bref, j'aime plaire aux femmes, à toutes les femmes qu'elles soient rondes, fines, maigres, brunes, rousses, blondes, noires, blanches, jaunes, grandes, petites, les fashion victims, les sex addicts, les intellos, féminines, masculines... mais voilà il y a certains détails qui peuvent être rédhibitoires, même si il s'agit de la plus belle femme du monde.

Il y a ces petits détails qui tuent l'amour, qui font se rétracter au plus profond de sa coquille mon signe extérieur de mâlitude, des détails qui ne me donnent pas du tout envie de plaire:

* Elle est belle, on voit d'un seul coup d'oeil que ce matin elle a pris grand soin pour choisir sa tenue, se maquiller, dompter ses cheveux... Elle est trop bonne comme diraient certains... Elle est physiquement très désirable, son téléphone portable sonne, elle répond:

-" Ouaih, P'tain t'es où làh! Tu fais ierch, bordel! Ça fait 1 plombe que je poireaute!".

J'allai lui faire un compliment mais j'ai dévié mon chemin: pas envie de séduire un charretier... comme quoi l'habit ne fait pas le moine. Mesdames faites attention à votre langage car il ne se rapporte pas toujours à votre plumage.

* Je patiente tranquillement que cet interminable escalator me sorte de l'antre du dragon métropolitain... Par chance devant moi une paire de fesses magnifiques vibrent au rythme des roulis de la mécanique, légèrement vêtues d'une jolie jupe qui laisse apparaître deux cuisses sportives suivies de mollets splendidement galbés... je frémis de plaisir, mes yeux poursuivent leur voyage en chute libre et là la chute est fatale: des pieds chaussés de mules ouvertes à l'arrière laissant voir deux talons noirs de crasse et fendillés. Mesdames, ne pensez pas que nous sommes des êtres superficiels, nous aimons aussi les détails, mais pas ceux qui tuent l'amour.

* Elle se lève avec grasse du strapontin du train, elle est divine: normal, c'est une femme... mais soudain elle se penche, de tortille, se contorsionne: elle remet l'élastique de sa culotte en place... Mesdames, portez des culottes à votre taille ou n'en portez pas mais pitié, n'allez pas à la recherche de l'élastique perdu!

Dans le même style, elle est assise et moi debout coincé entre deux attaché- cases... mes yeux se promènent le long de son dos sur lequel ondule une belle chevelure... j'arrive vers le bas et c'est une paupiette en string qui m'accueille... Mesdames, la mode du string qui dépasse est obsolète et laide!

* A mes pieds est tombée une paire de lunettes de soleil, je me baisse pour les ramasser, mon regard croise alors dix orteils aux ongles parfaitement vernis qui sortent de chaussures à bouts ouverts... Mais quelque chose attire mon attention et mes yeux se bloquent sur une culture de poireaux pilaires au niveau des gros orteils. J'ai finalement fait comme si je refaisais mon lacet, laissant à la dame le soin de ramasser ses affaires... oui je suis parfois gougeât, c'est le défaut du séducteur. Mais Mesdames, cela ne sert à rien de vous épiler intégralement les parties intimes, il vaudrait mieux passer plus de temps sur ce que l'on pourrait voir en premier.

* Je roule en Volkswagen mais ce n'est pas pour cela que je veux retrouver le logo de la marque de mon véhicule partout... Quand vous faites du 38 ne portez pas de 36, et quand vous faites un 42, oubliez votre pantalon de quand vous faisiez du 40... le lien entre toutes ces phrases? Il n'y a rien de moins séduisant qu'un pantalon qui vous sert trop l'entre jambe et qui dessine avec précision les contours de votre fleur, je préfère la découvrir nue... pas moulée comme le VW de la marque de voiture.

J'aime les femmes, nous les hommes ne sommes pas parfaits mais j'aime que vous soyez parfaites... surtout à mes yeux de séducteur.

Devenir père, être père...

En ce jeudi 28 Août 2008, le site Ladies Room a proposé comme thème "si j'étais un homme"... alors je me suis prêtée à l'exercice d'écrire comme si j'étais un homme...
 

 

Elle m'avait l'air bien enjouée quand elle m'a appelé pour m'inviter au restaurant le soir même.

Quand elle m'invite comme ça c'est qu'elle a quelque chose d'important à m'annoncer: réussite d'examens, promotion, augmentation... c'est notre coutume.

A présent, je suis assis face à elle, de l'autre côté de la table dans ce restaurant italien. Elle est resplendissante comme à son habitude mais là il y a quelque chose de nouveau qui fait briller son regard.

Elle me tend deux paquets: l'un est rond et l'autre est long et rectangulaire.

Je commence par le petit rond et y découvre une paire de chaussures de sport miniature... quelle drôle d'idée, je ne vais pas faire mon jogging avec ça... j'aime bien quand elle cherche à me faire passer un message subliminal.

Dans le second paquet, je trouve une boîte qui ressemble à un étui de stylo. J'ouvre le coffret et y découvre un drôle de stylo percé de deux petites fenêtres dans lesquelles on peut voir deux traits verticaux bleus.

Là ça fait tilt dans ma tête, en même temps, elle me dit:

- " Tu vas être Papa."

Je vais être père, mais c'est fantastique! Mes yeux me picotent, des larmes de joie veulent monter à la surface mais je les retiens: je suis un homme! Je ne vais pas pleurer dans un lieu public!

Je les ravale et la regarde, ému et les yeux brillants de bonheur. Je lui attrape la main, contourne la table et lui souffle:

- "C'est merveilleux..."avant de l'embrasser tendrement. Sa bouche a ce goût sucré que j'aime tant.

Les neufs mois qui suivirent furent les plus intenses de ma vie.

La première échographie restera à jamais marquée dans ma mémoire: l'échographe nous montrait un petit amas blanchâtre perdu au milieu d'une masse noire... météorite perdu dans l'univers... c'est alors qu'il mit le son en route et j'entendis un son étrange et indescriptible mais régulier venu d'ailleurs, venu de loin et de tout près pourtant: le battement cardiaque de cet amas blanchâtre... J'eus un immense frisson de joie qui me parcourut, j'entendais battre son coeur.

Puis il y eut la deuxième échographie où je vis un petit être, qui faisait le poids de deux petits suisses (dixit l'échographe), ressemblant déjà à un être humain avec ses bras, ses mains, ses pieds, sa colonne vertébrale et qui virevoltait dans le liquide amniotique: heureux comme un poisson dans l'eau.

Puis il y eut ce soir là où nous étions allongés l'un à côté de l'autre, j'avais ma main posée sur son bidon qui commençait à prendre pas mal de place... C'est alors que j'ai ressenti quelque chose d'étrange: son ventre avait bougé sous ma main... Étonné, je lui demandais si elle avait sentie quelque chose et si elle savait ce que c'était. Spontanément, elle me dit :

- "Bah il a bougé!"

J'étais très ému: c'était mon premier contact physique avec ce qui devenait notre enfant.

Je voyais son ventre grossir de jour en jour, parfois elle se trouvait baleine moi je la trouvais reine. J'aimais bien toucher cette peau qui se tendait de plus en plus pour communiquer avec l'intérieur... Parfois, je collais mon oreille dessus dans l'espoir d'entendre un son venu du dedans... Parfois, je prenais un livre au hasard et je lisais la bouche le plus près du nombril...

Mais l'idée de devenir père restait quelque peu abstraite... Je savais que ma vie allait changer comme quand j'avais rencontré Lise mais je ne savais pas très bien comment ça allait se passer.

Moi qui ne suis pas bricoleur pour un sou, je m'étais trouvé des talents de peintre en bâtiment avec spécialité montage de meuble Ikea. Je m'étais même surpris à rêver devant les petits pyjamas au rayon layette, à regarder dans les landaus les autres bébés en me demandant auxquels le nôtre ressemblerait... Mais tout cela était un peu comme quand je jouais à la poupée avec mes soeurs et mes cousines: étant le seul garçon, forcément c'était toujours moi le père!

Puis un soir, je venais de rentrer du boulot, j'étais éreinté, fatigué. Nous nous sommes installés devant une vidéo quand soudain elle m'a dit:

- "Chéri, je crois que je suis en train de perdre les eaux..."

Elle s'est levée et en effet elle avait laissé une immense auréole sur le canapé.

Elle était très sereine... moi un peu moins, je revérifiais encore une fois le contenu de son sac pour la maternité pendant qu'elle prenait une douche.

Pendant le cours de préparation à l'accouchement destiné au père, la sage femme nous avait bien expliqué qu'au premier, il n'y avait pas de quoi se précipiter aux urgences dès les tous premiers signes... mais tout de même, je trouvais qu'elle prenait vraiment son temps.

Nous sommes arrivés à la maternité... elle était toujours aussi sereine, moi j'avais le palpitant qui faisait des bonds: j'avais envie de pousser tout le monde et de crier:

- "Bordel, poussez-vous ma femme accouche!".

Son calme m'en empêchait... les femmes sont un mystère parfois... elles ont une force que nous n'avons pas forcément.

La nuit a été longue. Très longue.

J'ai eu à certains moments la sensation de ne pas être à ma place: je ne pouvais pas faire grand chose d'autre qu'attendre... lui pulvériser un peu d'eau sur le visage... lui remettre cette mèche rebelle... attendre... attendre... sursauter et paniquer quand les machines médicales faisaient des bruits étranges... être rassuré... attendre... attendre...

Puis enfin, la sage femme dit:

- "Voilà la tête...".

Un cri, petit cri fragile pour prévenir qu'il était sorti.

Enfin je vis un tout petit être tout mouillé, tout fragile mais en même temps qui avait l'air si fort! Je la vis elle: ma fille.

Je ne pus retenir mes larmes, je pleurais à grandes eaux: Versailles faisaient pâle figure par rapport à mes yeux. Je regardais ma femme et l'embrassais de bonheur.

La sage femme me tendit une paire de ciseaux et m'invita à couper le cordon: je devenais physiquement père.

Quelques minutes plus tard, elle m'invita à la suivre pour donner les premiers soins à ma fille. Je fus surpris et scié par tout ce qu'elle réussissait à faire... à peine arrivée au monde et déjà elle se défendait comme une grande!

Enfin, la sage femme me la déposa dans les bras: je suis père.

August 21

Samedi 02 Août: Rencontre du 3ème type... Domi 28

Oh! que nos vacances en amoureux me semblent loin! Et elles sont passées si vite que j'ai l'impression qu'elles n'ont été que rêve. Heureusement, nous repartons en septembre!

Ce qui est sûr c'est que ces vacances étaient pour moi mes premières vacances en amoureux: elles m'ont permise de tester sur une courte période la vie à deux... même si le quotidien des vacances est loin d'être celui de la vie réelle. Mais bon, on se lève pendant quelques jours aux côtés de son amoureux et l'on partage plein de choses avec lui qui font un quotidien. Et ces petites choses que j'ai partagées avec Domi m'ont donné comme une envie de "reviens-y", ce séjour a définitivement chassé la peur futile que j'ai eu il y a quelques temps. Ce voyage m'a permise de me rendre définitivement compte que nous avançons dans une vraie relation.

Pour fêter cela, j'ai décidé de présenter Dominique à mes parents... au bout de cinq mois et demi, il était temps! J'avais de plus en plus de mal à trouver des excuses pour mes venues de fin de semaine de plus en plus espacées (avant Domi j'allai chez mes parents tous les quinze jours... depuis Domi, bah c'est un peu quand j'en ai le temps.

Domi était très content de ma décision de lui présenter ses "beaux parents"car à ses yeux c'est une preuve que j'ai moins peur de la vie amoureuse... et puis il avait aussi envie de rencontrer ma mère autrement qu'en caleçon à pois et imperméable dans l'embrasure d'une porte.

Quand j'ai annoncé à mes parents que je venais pour le week-end, ils étaient super contents:

- " Tu nous manquais, ça fait si longtemps que tu n'es pas venue! En plus ça va te reposer de la folie parisienne... m'a dit ma mère."

Quand en plus j'ai ajouté que je venais accompagnée, là je crois qu'ils ont carrément fait une annonce dans le journal local: leur benjamine avait enfin un fiancé!

- "Ouh la! Pas si vite! Ce n'est que mon petit copain.

- Ne joues pas sur les mots, Mya! m'a rétorqué ma mère en pouffant comme une adolescente... Et dire que Géraldine, tu sais la fille de Madame Dubois... et bien, tu ne vas pas le croire: elle vit avec une autre femme! Ah lala, la pauvre!" Je me suis abstenue de commenter cette dernière réflexion de ma mère, sinon j'allai encore m'agacer. Et avec cette dernière phrase, elle voulait me dire qu'elle était "rassurée" quant à mon orientation personnelle et surtout qu'elle pouvait continuer de rêver à une longue descendance ainsi qu'à un beau mariage pour son unique fille (j'ai deux frères aînés âgés de dix et douze ans de plus que moi.).

Enfin, le week-end arrive... la suite ici...

August 16

Sean Penn m'a naturellement mise K.O

into the wild

Venant juste d'obtenir son diplôme universitaire Christopher, un jeune homme d'une vingtaine d'années issu d'une famille aisée, décide de tout plaquer pour vivre son aventure sans aucune attache ni contrainte.

Into the wild est le film réalisé par Sean Penn (The Pledge, The Indian Runner, The Crossing Guard) qui raconte ce parcours inspiré d'une histoire vraie.

Sans adopter un style américano-dramatique, Sean Penn nous met un uppercut avec ce road-movie.

Les images donnent envie de voir en grandeur nature les paysages sillonnés par Christopher et la bande originale nous ferait faire notre sac à dos et enfiler nos meilleures chaussures pour partir sur ses traces.

Un film poétique sur une partie importante de la vie d'un jeune homme qui, à l'âge où bien souvent on aime l'apparence et le superficiel, avait une grande maturité pour vivre avec le minimum et into the wild ( dont je trouve la traduction française "dans la nature" trop faible par rapport au terme anglais qui a un double sens: nature et sauvage.).

Un film à voir absolument pour mieux réfléchir à notre situation d'individu à la recherche permanente de confort superficiel.

Quelques répliques extraites des dialogues du film qui m'ont interpellée:

"Le bonheur n'existe que si il est partagé..."

" La carrière est un terme du XXème siècle."

" L'argent rend prudent."

Ce film est sorti récemment en DVD: louez-le, achetez-le, savourez-le!

July 26

Ces petits détails qui tuent l'amour... chez les hommes

Nous les femmes (Julio sort de ce corps tout de suite!) ne sommes pas parfaites; je suis bien placée pour le savoir (j'en suis une); mais en général, du moins pour les premiers rendez-vous, nous faisons un minimum d'effort pour donner la meilleure image de nous même et épargner à la gente masculine des détails tuent l'amour... De façon général au minimum: nous nous épilons (ou nous rasons mais le résultat est le même) et nous nous lavons pour nos rendez-vous amoureux. Bref, nous faisons un minimum attention quoi.

Alors, messieurs prenez-en de la graine (attention, je sais qu'il y a toujours des exceptions et fort heureusement!) et faites nous grâce de ces petits détails qui tuent.

Avant un rendez-vous, pensez à soigneusement vous couper ces poils qui vous sortent du nez... bah oui, bien souvent nous sommes plus petites que vous, de par la taille, et de petites lianes pileuses peuvent vite passer du simple petit détail à la véritable obsession au cours d'un tête à tête... Surtout si dans ces poils s'accrochent des mickeys qui se prennent pour Tarzan. Aller, hop! Sans forcément faire une épilation intégrale chez l'esthéticienne, un petit coup de ciseaux devant le miroir de votre salle de bain permettra de dégarnir un peu cette jungle nasale.

Si par hasard, vous utilisez encore des mouchoirs en tissu: sachez que nous avons changé de siècle et que même si c'est le mouchoir qu'utilisait votre aïeule, il existe des spécimens en papier jetable. Bon, si vous tenez réellement à votre carré en tissu quelques petits conseils:

- essayez d'en trouver qui ne fassent pas 50cm X 50cm, c'est vraiment trèèèèès grand

- pensez à le changer au moins quotidiennement, car quand dans la même semaine on vous voit deux fois et que vous sortez ce même chiffon qui ne semble pas avoir croisé de lessive... bah ça nous coupe la chique. Surtout si vous fourragez joyeusement vos galeries respiratoires à côté de nous au cinéma (espace entre nous et le dit tissu, moins d'une largeur de mouchoir... de quoi voir les détails écrits sur l'étiquette, voire même plus, si vous voyez ce que je veux dire... Beurk!)

- enfin, pensez à toujours en emporter un propre avec vous car si nous exprimons nos émotions devant un film, ou si nous renversons malencontreusement notre cornet de glace sur notre chemisier... bien que nous aimerions partager certaines choses avec vous (et que votre geste parte d'un très bon sentiment): le mouchoir usagé non!

Quand nous arrivons chez vous... ou vous chez nous... vous vous déchaussez (car on vous y a invité, ou encore c'est votre mode de vie) et là vous laissez paraître au grand jour une chaussette trouée: là n'est pas le détail qui tue, ça arrive même aux meilleurs d'avoir une paire de chaussette de moins bonne qualité... mais le trou béant laisse sortir un gros orteil dont l'ongle n'a manifestement ni été coupé et ni brossé depuis un certain temps: on y distingue un amoncellement de peluches de chaussettes sous l'épaisseur de l'ongle. Gloups! Rebeurk! Si vous n'aimez pas vous coupez les ongles vous mêmes car c'est toujours votre chère mère qui vous le faisait avant que vous ne quittiez le nid familial... ou bien que vous êtes podophobe... sachez qu'un pédicure -podologue exerce un métier qui est fait pour ça! Sinon une petite brosse et un coupe ongle sont des achats à ajouter sur votre liste de courses.

A l'étape suivante, vous aurez certainement envie de glisser vos mains sous notre T-shirt, ou chemisier, mais par pitié: pensez à vous brosser les ongles et à ne pas les couper en pointe... bah oui, à moins d'avoir affaire à une femme qui aime votre aspect félin, les griffes déchirent nos collants et les ongles non brossés sont rebutant.

N'oubliez pas que nombreuses femmes regardent les mains en premier chez un homme!

N'oubliez pas non plus qu'un proverbe myamesque dit "Gland qui sent tout fout le camp"... bah oui si vous vous demandez pourquoi certaines femmes ne sont pas adeptes de la fellation, vous avez peut-être la solution sous le nez... enfin si je puis dire car dans le cas ci-dessus cité c'est plutôt sous le notre de nez. Et franchement, dire à un homme "Vas prendre une douche" bah ça nous donne l'impression d'être votre mère et lors des premiers rendez-vous (et même des suivants) on est pas là pour la remplacer!

Pour rester dans le culinaire, quand nous sommes en tête à tête romantique après avoir partager un délicieux repas, que ce soit au restaurant ou bien chez l'un ou l'autre, pensez à ne pas vous nettoyer bruyamment les chicots à grands coups de "smouick" et de langue qui carchérise votre paroi gingival... ayez la bonté de vous escamoter aux toilettes, nous ne vous en voudrons pas de nous laisser quelques minutes seule au lieu de nous faire assister à ce type de spectacle.

Enfin, lorsque vous apercevez une gente demoiselle qui vous plaît, il n'est absolument pas utile de vous gratter les bijoux de famille pour attirer son attention: au pire cela nous fera douter de votre hygiène, au mieux nous vous prendrons pour un obsédé... ou l'inverse.

Et dans le même registre, lorsque dans les transports en commun nous sommes assis face à face, et que vous souhaitez entrer en contact, ce n'est pas la peine de vous affaler dans une position qui se voudrait décontractée pour nous coincer le genou contre le rebord de notre siège; tout en ruminant votre chewing-gum comme une vache qui regarderait passer les trains: cette technique de séduction ne saura que nous faire fuir et vous ne risquez pas de repartir avec notre véritable numéro de téléphone!

 

Bon, je vais m'arrêter là sinon on va me reprocher de penser que les hommes sont des cochons. Et puis, je vous rassure, je n'ai pas encore rencontré d'hommes qui cumulait tous ces petits détails qui tuent... en général, ils en ont un voire deux mais rarement plus de trois. Et même comme ça on les aime bien!

July 22

Haïku

Petit poème d'origine japonaise, le Haïku se compose de 17 syllabes maximum (17 étant un chiffre sacré) réparties sur trois lignes... La première ligne comportant 5 pieds maximum, la seconde 7 et la troisième à nouveau 5 maximum.

 

La page blanche

meilleure amie

de l'oubli.

 

La plume,

dans un lit de papier

borde les mots.

 

L'oiseau s'envole,

mes idées noires

s'évaporent.

 

Les fruits mûres

tombent de l'arbre,

les seins du buste.

July 21

Chauve qui peut!

En 1998, Barthez arborait sans complexe un crâne parfaitement lisse lors de la coupe du monde de football, démocratisant ainsi la coupe piste d'atterrissage pour mouches... ou plus poétique, la coupe plus d'espace pour faire des bisous.

boule à zéro

Mais que l'on en s'y méprenne pas, ce n'est pas le premier homme à avoir osé la boule à zéro!Mais dans le temps, comme dirait ma grand-mère, on se couvrait la tête!

Ainsi, pour la petite histoire, sur le tournage du film Les sept mercenaires alors que Steve McQueen parasitait le jeu de Yul Brynner, en faisant tout un tas de mimiques (en jouant avec ses accessoires... etc.) ce dernier lui aurait dit "Si tu n'arrêtes pas ton parasitage, j'enlève mon chapeau.". La menace était de taille car forcément, son crâne nu aurait concentré tous les regards surtout dans un western.

Des hommes connus, reconnus et célèbres sans cheveu il y en a donc quelques uns, alors pourquoi les messieurs tout le monde qui se voient atteint d'apolecie ne s'assument-ils pas de la même manière? Exhibant ainsi aux yeux des autres des coupes de cheveux toutes plus sophistiquées les unes que le autres mais qui en rien ne font disparaître leur calvitie?

Ainsi vous avez l'homme qui, voyant le haut de son crâne se clairsemer, décide de laisser les cheveux sur le côté pousser à une longueur suffisante pour les rabattre vers l'autre côté... hum pas glamour du tout!

Il y a aussi celui qui laisse pousser derrière dans la nuque, les teints en un blond pissâtre (jaune pisse quoi!), les fait permanenter- frisotter pour enfin les ramener sur le dessus du crâne et les fixer à l'aider d'un gel rigidifiant... totalement no sexe!

Il y a le look à la Gérard Jugnot et/ou Michel Blanc qui plaît tant à nos mères et/ou grand-mères (je cite les deux générations car votre grand-mère pourrait être ma mère et vice et versa) parce qu'il a gardé tout de même un peu de cheveux... mais franchement, tant qu'à se dégarnir autant tout enlever parce que l'auréole version abbaye du fromage Chaussée aux moines ou encore le petit catogan version rock and roll attitude ringarde, hein on repassera!

Puis il y a un des must LA moumoute! Il y a ceux qui ont les moyens de s'en offrir une sur mesure comme les gens du showbiz... et qui sont, on va être gentil, à peu près présentables comme celle de Guy Lux ou encore Tony Curtis... et il y a ceux qui n'ont pas les mêmes valeurs et qui s'offrent la moumoute du rayon perruques du BHV; celle-là dans le métro à l'heure de pointe quand l'homme transpire devient très drôle car: sous les douces saccades du train, elle glisse doucement cers l'avant du crâne créant ainsi un effet frange inimitable et surtout les vrais cheveux se voient plaqués par la transpiration sous la dite moumoute donnant l'effet mèche de cheveux mouillés dépassant du bonnet de bain. Bref, la moumoute n'est vraiment pas excitante.

Enfin, le top du top: le crâne de la poupée Barbie... et oui, vous l'aurez compris LES implants! Adolescente, on m'avait raconté que l'on prenait les poils pubiens... bon j'étais naïve mais franchement, ces cheveux piqués sur le haut du crâne me font vraiment le même effet qu'un champ de poireaux... Je ne suis pas très vegetables-sex-toy.

Et puis tous ces hommes n'ont vraiment pas peur du ridicule car au moindre coup de vent, adieu moumoutes et autres effets capillaires longuement travaillés! Comme dit ma grand-mère, chassez la nature et elle revient au galop! La tenue de camouflage ne se porte pas en ville.

Vous l'aurez compris, je suis pour la libération des chauves, des boules à zéro, des tondus, des rasés... non, je ne suis pas actionnaire d'une de ces sociétés spécialisées dans la lame de rasoir mais je préfère simplement les hommes qui s'assument pleinement sans artifice et jeux capillaires.

July 20

Monaco en photos.

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Monaco, tout simplement.

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Dédicace pour Lucia... en écho à sa mouette parisienne (bon, ici il me semble que c'était un goéland mais je dois vérifier.).

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Monaco by night.

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Lever de lune sur Monaco.

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Concours internationnal de pyrotechnie de Monaco: équipe anglaise.

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Monaco by day.

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Jardin Japonais.

July 06

Petites histoires d'amour pour beaux romans.

Vous voilà enfin en vacances: vous avez résistées aux longues heures d'attente dans la voiture surchauffée, car la climatisation ne fonctionnait pas (Aaah! Si votre homme avait fait faire la révision du carrosse avant de partir!), dans les bouchons au premier péage car le macho, qui vous avait doublé sauvagement en vous menaçant de son majeure, n'arrivait pas à attraper son ticket (Aaah! Si il avait eu l'intelligence de rapprocher un peu plus son véhicule de l'appareil!)...

Vous avez résistées aux longues heures d'attente coincée derrière ce troupeau de brebis des Pyrénées qui partait en transhumance (grande manifestation annuelle qui est censée initier les gentils touristes venus de la ville à la vie des alpages... mais qui bloque les routes tous les ans!)...

Vous avez résistées aux cris du petit dernier "Mômaaannnnnn! Y mapris ma gameboy!", ou encore aux questions répétitives des jumelles "Quand est-ce qu'on arrive?... Mais on vient juste de sortir du parking de l'immeuble!... Maman ,j'ai faim!... Maman, Charline vient de me vomir sur les genoux!" (L'année prochaine, promis: soit ils partent tout l'été chez les grands parents/ les tantes et oncles, ou vous les envoyer en colonies de vacances/ camp scout... faudra y penser!).

Bref, vous avez affronté mille et un obstacles mais enfin, ENFIN! Vous êtes là sur cette plage de galets chauds (ou de sable mais ça rentre entre les doigts de pieds quand ce n'est pas le double fond du maillot de bain), ou assise à l'ombre du tilleul qui abrite le jardin familial, ou assise à la terrasse de ce café de cette station de ski abandonnée par les accros à la neige... Bref, vous êtes assise, la petite famille vaque joyeusement à ses activités, vous avez enfin le temps de sortir ce livre qui vous attend depuis quelques jours au fond de la valise... ENFIN! Vous allez pouvoir vous plonger dans ce roman d'amour, non pas un roman de la collection Harlequin (je ne critique pas, hein, attention... mais...) ni un roman best seller actuel (Guillaume, si tu me lis excuses-moi mais il n'y pas que toi!) mais un roman d'amour comme ceux-là:

vaisseauxducoeur

- Les Vaisseaux du Coeur, de Benoîte Groult:

Un homme et une femme se rencontrent, s'aiment passionnément, tendrement, énormément... mais la vie les sépare, ils continuent chacun de leur côté leur chemin: ces chemins qui vont se croiser pour se décroiser tout au long de leur vie... Un amour qui est l'exception à la règle du loin des yeux, loin du coeur... Une histoire d'amour vraie et puissante qui traverse le temps.

iledesgauchers

- L'Ile des gauchers, d'Alexandre Jardin:

Un homme, terriblement épris de son épouse gauchère, emmène celle-ci vivre sur une île... l'île des gauchers. Cette île n'est pas que celle des gauchers, c'est aussi celle des amoureux avec un grand A: l'amour y est l'hymne national, le leitmotiv de la vie de ces insulaires... Tout y est bon pour honorer ce noble sentiment qui fait vibrer les coeurs.

educfée

- L'éducation d'une fée, de Didier Van Cauwelaert:

C'est dans un bus reliant l'aéroport au tarmac que Nicolas tombe amoureux d'Ingrid . Tout commence avec désinvolture et bonheur: il entre dans la vie de cette mère célibataire et de son fils, eux entrent dans sa vie. Mais le temps passe... et parfois l'amour a besoin de la magie d'une fée pour ne pas se fissurer.

Bonne lecture et bonnes vacances!

July 01

Ce qui m'a donné un air de star...

Je n'ai pas été à Cannes, je n'ai pas déambulé sur le tapis rouge saluant de la main les photographes qui éblouissent de leurs flashs... mais le temps d'une journée, j'ai fait ma star... tout du moins, j'ai porté un vêtement digne d'une star: LE soutien gorge spécial décolleté profond et dos nu!

En plein milieu de la semaine du festival de Cannes, j'ai dû porter une robe au décolleté très prononcé... mais aussi au dos très nu...

Et n'étant pas passée par la case chirurgie qui permet de défier les lois de l'attraction terrestre, il me fallait un minimum de soutien.

Le traditionnel bandeau? Non, le dos nu était trop bas et le décolleté trop pigeonnant, ce qui fait que l'on n'aurait vu plus que cela.

Les coques autocollantes? Bah, le terme autocollant n'est pas là pour faire joli mais pour tenir... Et moi mes doudous, ils sont en peau précieuse de satin! Donc pas possible si je ne voulais pas me retrouver avec deux énormes auréoles rouges grandes comme des assiettes à la place des seins.

Alors, je suis allée demander conseil à une vendeuse en lingerie: sans aucune méchanceté pour les autres, c'était une vraie vendeuse, une qui aimait ses produits et qui savaient parfaitement de quoi elle parlait!

Elle m'a donc sorti LE FAMEUX soutien gorge... à la mou d'hésitation que je n'ai pas pu retenir en le voyant à plat sur la table de présentation, elle m'a sorti l'argument qui aurait pu faire pencher la balance: "c'est celui que portent les stars quand elles ont de profonds décolletés."

Ah, pensais-je, mais moi je ne suis pas une star, je n'ai pas le bon coach, ni le bon chirurgien esthétique: j'en ai pas du tout! et il ne ressemble vraiment à rien comme ça...

Elle m'a tout de même convaincu de l'essayer avec LA FAMEUSE robe...

Je suis rentrée, j'ai enfilé le tout: le soutien gorge et la robe... Et bien Ô miracle! Mon décolleté et mon dos nu ont joué les stars! C'était parfait!

décolleté2

Moralité, l'habit ne fait pas le moine: de plat qui ne ressemble à rien en présentation, ce soutien gorge a révélé ses qualités en exerçant ses fonctions!

Je l'ai gardé et adopté... pour mon prochain défilé... euh pour ma prochaine robe pigeonnante!

June 29

Macho mécano... Domi24

Un nouvel épisode de mon histoire d'amour, ici.
June 23

Retrouvailles... Domi23

A prèsent, notre histoire d'amour se passe là... Domi23.
 
Je garde ce blog ci pour mes humeurs, mes pensées, mes coups de coeur...etc...
 
Bonne Lecture!
June 18

Petits choix de films musicaux...

Parce que musique rime avec cinématique et que dans cinématique il y a cinéma... bon d'accord l'intro fait du rase motte... voici ma play list de films musicaux:

- Hair de Milos Forman, datant de 1979... En pleine guerre du Viet-Nam un jeune homme s'apprête à partir au front: juste avant son départ sa route croise celle d'un groupe de Hippies qui bouleverseront sa vie... bon voilà pour le synopsis.

Nous avons tous fredonner au moins une fois Let the sun shine que ce soit grâce à Julien Clerc (bah oui) ou à une de ces émissions télévisuelles qui veulent nous faire croire que l'on peut tous être une star.

J'ai découvert ce film pas très longtemps après la première guerre du Golf et bien qu'il aborde le sujet de la guerre du Vietnam (1959-1975), je trouve que le thème reste très actuel... certains passages me font frissonner! Et le fait qu'il soit tout en chansons le rend vraiment intemporel. Un classique du genre.

   
Hair Let the sun shin
envoyé par unzip

- Grease de Randal Kleiser, sorti en 1978... avec le beau John Travolta et Olivia Newton- John... bien plus joyeux que le premier du point de vue de l'histoire, c'est l'histoire de deux adolescents qui ont vécu une histoire d'amour d'été ensemble et qui se retrouvent par le plus grand des hasards dans le même lycée...

C'est une copine de collège qui me l'a fait découvrir... C'est comme ça que j'ai découvert John Travolta, ses yeux bleus et sa banane de l'époque... quel effet à 12ans! Depuis quand j'ai un coup de blues, je me mets le disque et je me trémousse comme une furie...

   
Grease~Olivia Newton John & Travolta
envoyé par lizardgirl

- Rocky Horror Picture Show de Jim Sharman, sur les écrans depuis 1975... Ah! mon chouchou celui là! En plus dedans on retrouve des personnalités incroyables comme Susan Sarandon, en jeune prude amoureuse et Meat Loaf dans un personnage secondaire (mais si le chanteur de hard rock, à la voix qui hummmm me fait tout plein de trucs dans le cou, qui a chanté I would do anything for love!).

Pour l'histoire, deux jeunes amoureux tombent en panne de voiture une nuit d'orage (le fameux coup de la panne!), et ils vont chercher refuge dans un manoir (bah ça alors! comme par enchantement, ce manoir n'inspire pas confiance) dont l'hôte est... comment dire très libre... sexuellement.

Tout ça sur un son très très rock!

Très déjanté, un brin décalé, totalement kitch: je l'Adore!

   
The Rocky Horror Picture Show 5
envoyé par lachtitecamille

- Buena Vista Social Club de Wim Wenders, sorti en 1999... c'est un documentaire sur un groupe de musique cubain... on suit la préparation de leur concert, ainsi que l'enregistrement de l'album...

Un voyage musicale qui me fait rêver, j'admire la qualité musicale de ce groupe, malgré l'âge de ceux le composent. Parfois, je le mets en fond pour avancer dans ma journée sur les rythmes cubains: tranquillement, paisiblement.

   
Buena Vista Social Club / Silencio
envoyé par tictacworld

Voilà, pour le plaisir des yeux et des oreilles... Régalez-vous!

Histoire d'Amour musicale... La harpe et moi.

La première fois que je l'ai rencontrée, j'avais entre 6 et 8 ans... Je suivais les cours de solfège dans un conservatoire. Avant de faire un choix définitif pour un instrument, nous devions essayer six instruments sur deux ans... Il y avait la flûte à bec, la guitare, le piano, le violon, la flûte traversière et la harpe.

La flûte à bec et la guitare me semblaient terriblement trop populaires, le violon refusait malgré toute ma douceur de prononcer un son un tant soit peu agréable, la flûte traversière me faisait tourner la tête et le piano était trop fastidieux et prétentieux à mon égard.

Mais quand je l'ai rencontrée, que je l'ai appuyée sur mon épaule et que j'ai senti la vibration des sons sortant de la caisse de résonance... J'ai su que ce serait elle et pas une autre: la harpe.... Notre première rencontre a été magique, d'autant plus que le professeur qui m'initiait m'a dit que j'avais des facultés pour en jouer! Dans la caboche d'une petite gamine, ces mots aidèrent à prendre LA décision.

La harpe fait partie des instruments à cordes, il en existe plusieurs sortes: à pédales ou celtiques (je simplifies pour ne pas transformer la présentation en article encyclopédique)...

La harpe celtique est plus petite en générale que la harpe à pédale, et on change les tons (les dièses, les bémols) à l'aide de molettes qui se trouvent en haut des cordes, alors que pour la harpe à pédales le changement s'effectue à l'aide de pédales: avec les pieds... Ainsi on peut en théorie plus facilement jouer des morceaux "compliqués" sur une harpe à pédales qu'une harpe celtique...

Mais à mes yeux la différence se fait surtout par le son qui en sort: la harpe à pédales a un son qui sort plus profondément alors que la harpe celtique a un son plus aérien. Bref, à chacune sa spécialité: la harpe à pédales LES concerts de classique (en général), et la harpe celtique LES concerts de musique celtique (bah oui, c'est comme le port salut!).

Je prends un immense plaisir lorsque je pose ce coffre sur mon épaule droite, que je pince les cordes et que les sons sortent, se suivent et offrent une mélodie qui réjouit mes oreilles et mon âme. J'aime quand les notes forment ces phrases qui sont comme plein de mots d'amour susurré à mon oreille. C'est ma plus grande histoire d'Amour qui a démarré à l'âge de raison.

June 15

Dimanche 15 Juin 2008: Rupture...

C'était merveilleux: j'avais les clefs de son appartement, cela signifiait qu'il avait entièrement confiance en moi. Jamais aucune de mes relations précédentes n'étaient allées aussi loin; en me donnant les clefs de son chez lui, il nous donnait les clefs d'une relation qui entrait dans une nouvelle ère: celle de l'engagement, de la durée.

C'était merveilleux de rentrer du travail avant lui, et de me rendre chez lui... Je m'imprégnais de son aura qui planait dans l'appartement: j'entrais, fermais les yeux et respirais son parfum avant de me débarrasser de mes affaires et m'installer pour l'attendre.

C'était merveilleux de rentrer après lui du travail, de ne pas avoir à sonner à la porte et de me glisser furtivement dans le salon pendant qu'il prenait sa douche et de lui faire la surprise de mon arrivée.

Il m'avait fait une vraie place dans sa vie quotidienne: il avait dégagé la moitié de l'étagère de la salle de bain afin que je puisse poser mes pots de crème, il avait libérer une partie de sa penderie pour que mes T-shirt partagent l'espace avec les siens.

Je me sentais définitivement chez lui comme chez moi.

La première semaine s'écoula avec légèreté et papillonnement sous l'effet de la nouveauté.

Puis au cours de la seconde semaine, alors que je rentrai avant lui et que je venais de lui préparer un petit apéritif pour quand il arriverait, j'eus un flash.

Assise là sur le canapé bas, sirotant une petite bière sans alcool, je me vis quelques années plus tard... Mon corps avait gonflé: en regardant de plus près j'étais enceinte... bon pourquoi pas, ce n'est pas la première de mes préoccupations mais je pense un jour devenir mère... mais en levant les yeux, il y avait deux gamins qui se bagarraient pour savoir lequel des deux aurait le GI-Jo de l'autre... ça commençait à faire beaucoup... et là Domi entrait en scène: il avait pris du bide, autant que moi presque sauf que ce n'était pas pour les mêmes raisons... et il riait aux blagues graveleuses que lui racontait un homme assis à côté de moi, certainement un ami à lui... alors je tournais la tête de l'autre côté et là je me trouvais nez à nez avec une petite femme asiatique qui me striait les oreilles de son petit rire aigu: probablement ma belle mère...

Prise de panique, je me levai, ramassai mes affaires, enfilai mes chaussures et sortis de l'appartement. Je dégringolai les marches de l'escalier, déboulai dans la rue comme une furie, et me précipitai vers la station de métro.

Dans mon départ hâtif, je n'avais pas pris le temps de laisser un mot à Domi. Il me fallait de toute urgence me retrouver chez moi, dans mon cocon.

Arrivée chez moi, je fermais la porte à double tours, et m'affalais par terre, la tête me tournait horriblement, j'avais besoin de reprendre mon souffle et mes esprits.

Après être restée assise, près d'une demi heure, comme ça dans l'entrée de mon appartement, je finis par me lever pour prendre une douche et me préparer un thé... Évidemment, mon téléphone ne tarda pas à sonner: c'était Domi... Je ne décrochai pas.

Il rappela ainsi six fois mais à chaque fois je n'eus pas le courage de lui répondre, et à chaque fois il me laissa un message que je n'eus pas la force d'écouter... Enfin, avant d'aller me coucher, je lui envoya tout de même un texto très bref:

"Ai la migraine. Suis rentrée chez moi. Bisous.".

Le lendemai